Vous ouvrez n'importe quelle application UV et vous obtenez un seul chiffre — disons UV 7, très élevé. Derrière ce chiffre, il y a une chaîne de satellites, de physique atmosphérique, de géolocalisation et de prévisions lisibles par machine. Comprendre ce qui alimente ce nombre vous dit à quel point lui faire confiance, dans quels cas il peut être faux, et pourquoi un soi-disant « capteur UV téléphone » ne suffit pas. Voici le pipeline complet.

Étape 1 — Pourquoi votre téléphone ne mesure pas l'UV directement

Les UV-A et UV-B sont invisibles pour votre appareil photo et pour tous les capteurs standards d'un smartphone. Les seuls téléphones grand public à avoir embarqué une vraie photodiode UV (Samsung Galaxy S4 / Note 4) ont abandonné parce que les mesures dérivaient avec la température, l'inclinaison et la proximité de la peau. Aujourd'hui, toute application UV crédible utilise des données externes, pas un capteur embarqué. En 2026, quiconque prétend mesurer l'UV uniquement avec le téléphone se sert en réalité de votre géolocalisation en arrière-plan — ce qui est correct, à condition de le dire.

Étape 2 — D'où viennent les données

Satellites

NASA OMPS, EUMETSAT GOME-2 et Sentinel-5P mesurent ozone, aérosols et nuages partout sur la planète chaque jour.

Stations au sol

Les stations OMM/EPA calibrent les estimations satellites avec des relevés UV-A/B directs.

Modèles numériques

ECMWF, NOAA GFS et DWD ICON prévoient nuages, ozone et conditions de surface heure par heure.

APIs ouvertes

Open-Meteo, OpenUV et copernicus.eu exposent tout cela en JSON gratuit et bien documenté.

Étape 3 — Comment un nombre devient « votre » indice UV

Une fois les données brutes récupérées, l'application les personnalise grâce à une petite chaîne de corrections :

Géolocalisation : un UV au niveau de la mer à Marseille n'est pas le même qu'à Chamonix à 2 000 m. L'app utilise votre GPS pour interroger le point de grille le plus proche.
Altitude : l'intensité UV augmente d'environ 10 % par 1 000 m. Une rando en montagne demande une recalibration que les bonnes apps font automatiquement.
Couverture nuageuse : les nuages épais réduisent l'UV de 20 à 60 %, mais des nuages fins ou épars peuvent amplifier l'UV (effet de bord). Les apps pondèrent les prévisions en conséquence.
Albédo de surface : la neige réfléchit jusqu'à 80 % des UV, le sable environ 20 %, l'eau 10 %. Votre environnement double ou divise par deux la dose effective.
Élévation solaire : l'UV est maximum dans une fenêtre de ±2 h autour du midi solaire ; l'app reprojette l'indice sur une courbe horaire.
Type de peau (Fitzpatrick) : le même UV 7 brûle un type I en 10 minutes et un type V en 60. Les apps personnalisées intègrent cela dans les seuils d'alerte.

Étape 4 — De l'indice UV à la vitamine D et au temps de brûlure

Une application UV moderne ne s'arrête pas à l'échelle 0–11+ de l'OMS. Elle calcule deux métriques dérivées qui pilotent vraiment le comportement :

  1. Dose érythémale (MED). L'énergie UV minimale qui rougit la peau. L'app décompte jusqu'à la MED selon votre type Fitzpatrick — c'est votre vrai « chrono coup de soleil ».
  2. Synthèse de vitamine D. Estimée à partir de la surface de peau exposée, du temps, de l'intensité UV, de l'âge et des vêtements. La formule utilisée dans Sun Day est environ 21000 × uvFactor × clothingFactor × skinFactor × ageFactor × qualityFactor × adaptationFactor UI/jour.

Étape 5 — Précision : à quel point se fier au chiffre ?

SourcePrécision typiqueMeilleur usage
Open-Meteo / ECMWF±0,5 unité UVPlanning quotidien, tout-terrain
Prévision UV NOAA NWS±1 unité UVAmérique du Nord, gratuit, sans clé API
OpenUV (offre payante)±0,3 unité UVRecherche, randonnée d'altitude
Application météo générique±1 à ±2 unités UVOrdre de grandeur
Allégation « UV téléphone seul »non mesurableMarketing — à ignorer

Les idées reçues que les données démolissent

« Il fait nuageux, pas d'UV aujourd'hui. »

Jusqu'à 80 % des UV traversent les cirrus en altitude. On peut très bien attraper un coup de soleil par temps couvert, surtout en altitude ou près de l'eau.

« Il fait frais, donc le soleil est sans danger. »

L'UV est indépendant de la température. Une journée de ski à -5 °C avec réflexion neige dépasse fréquemment UV 8.

« Le verre bloque les UV. »

Le verre standard bloque les UV-B mais laisse passer ~60 % des UV-A. Les longs trajets en voiture continuent de vieillir la peau.

« L'UV est le même toute la journée. »

Il suit une cloche centrée sur le midi solaire. Hors de la fenêtre ±2 h, l'UV chute souvent de 50 % ou plus.

Comment Sun Day applique tout cela

Sun Day récupère les prévisions Open-Meteo à vos coordonnées GPS exactes, applique les corrections d'altitude et de nuages, puis personnalise le résultat avec votre type Fitzpatrick, votre âge et votre tenue. Résultat : un indice UV en temps réel, un chrono coup de soleil personnalisé et une estimation quotidienne de vitamine D — sans envoyer la moindre donnée personnelle à un tiers. Pas de pub, pas de tracking, pas de faux « capteur UV ».

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