Réponse rapide : aucune application ne diagnostique un burn-out — le burn-out n'a pas de critères diagnostiques cliniques dans la CIM-11 et il n'existe pas d'instrument grand public validé. Ce qu'un téléphone peut faire honnêtement, c'est suivre des signaux associés au stress chronique par rapport à votre propre référence et montrer s'ils dérivent. C'est réellement utile pour repérer une dérive tôt. Ce n'est pas un diagnostic, et toute app qui prétend le contraire survend.

Nous éditons une de ces applications : traitez donc cette page avec la méfiance qui s'impose. C'est précisément pour ça qu'il vaut la peine d'écrire les limites noir sur blanc — une catégorie remplie de scores de bien-être très confiants et sans méthode publiée mérite une page qui dise où est le plafond.

Ce qu'un téléphone mesure réellement

Les téléphones et montres actuels, via Apple Santé, donnent un accès raisonnable à quelques éléments que la recherche relie au stress chronique :

Signal Qualité sur téléphone/montre Ce que soutient la littérature
Durée et horaires de sommeilBonne, et en progrès7 h ou plus par nuit, de façon régulière (consensus AASM / SRS).
VFCBruitée, exploitable en tendanceStress professionnel et burn-out associés à une VFC réduite, en particulier une moindre activité parasympathique (PLOS ONE).
Fréquence cardiaque au reposBonne, peu bruitéeBouge pour les mêmes raisons autonomes, plus lentement et plus stablement.
ActivitéBonneOMS : 150 à 300 min d'activité modérée par semaine ; l'activité réduit les symptômes anxieux et dépressifs.
Usage du téléphone, écrans tardifsApproximativeLes écrans lumineux du soir suppriment la mélatonine et retardent l'horloge circadienne (PNAS).
Heures travailléesDéclaratif55 h et plus : +35 % de risque d'AVC estimé, +17 % de décès par cardiopathie ischémique (OMS/OIT).
Humeur, stress, énergieDéclaratif — et c'est très bienDeux des trois dimensions du burn-out selon l'OMS sont subjectives. Demander est la bonne méthode.

Ce qu'un téléphone ne mesure pas du tout

Le problème de la référence — ce que la plupart des apps ratent

La variation entre individus est énorme comparée à l'effet qu'on cherche à détecter. La VFC peut varier d'un facteur trois entre deux adultes en aussi bonne santé ; le besoin de sommeil varie ; la fréquence au repos couvre une large plage. Notez quelqu'un contre une moyenne de population et vous direz à la moitié de vos utilisateurs qu'ils sont en crise et à l'autre moitié que tout va bien, pour des raisons sans rapport avec le stress.

La seule approche défendable est intra-individuelle : construire pour chaque utilisateur sa propre référence glissante et mesurer l'écart. Statistiquement, cela plaide pour des estimateurs robustes — une médiane et un écart absolu médian plutôt qu'une moyenne et un écart-type — afin qu'une nuit aberrante après un vol ne déplace pas la référence pendant quinze jours. Et l'influence de chaque signal doit être plafonnée, pour qu'aucune mesure isolée ne fasse basculer le score.

À quoi ressemble une prévision honnête

Une projection à 7 jours issue de deux semaines de données quotidiennes bruitées comporte une incertitude réelle. La présenter comme une ligne confiante est un choix de conception fait contre l'utilisateur. Une prévision honnête :

Sept questions avant de croire un score de bien-être

  1. La méthode est-elle publiée ? Si vous ne pouvez pas savoir comment le chiffre est calculé, c'est un baromètre d'humeur.
  2. Me compare-t-elle à moi-même ? Les percentiles de population n'ont quasiment aucun sens pour la VFC.
  3. Montre-t-elle ce qui pousse le score ? Un chiffre sans attribution n'est pas actionnable.
  4. Annonce-t-elle son incertitude ? La confiance sans calibration est un signal d'alarme.
  5. Cite-t-elle ses sources ? Ou affirme-t-elle qu'un chiffre signifie quelque chose sans rien derrière ?
  6. Où vivent mes données ? Sur l'appareil et sans compte est une bonne réponse. Un compte obligatoire signifie que les données sortent.
  7. Prétend-elle diagnostiquer ? Si oui, c'est faux — et tout le reste devient suspect.

Comment Pulse répond à ces sept questions

Par souci d'être jugé sur notre propre grille :

Quand fermer l'application

Le suivi sert à repérer une dérive. Si un score vous angoisse, si vous le consultez plusieurs fois par jour, ou si un mauvais chiffre gâche une journée qui allait bien, l'outil est devenu le problème : arrêtez. Et si vos symptômes sont marqués, persistants, ou débordent le cadre du travail, la conversation à avoir est avec un médecin, pas avec un graphique.

Jugée sur sa propre grille

Méthode publiée, référence personnelle, facteurs classés, intervalle de confiance honnête, sources citées, rien ne quitte l'appareil. Gratuit sur l'App Store.